Erwan Poiraud, Directeur Pédagogique de l’école Euridis Business School : « 100 % de nos étudiants ont un CDI à la sortie »

Guid'Formation | 01.12.2015 à 14h52 Mis à jour le 17.02.2017 à 10h47
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Avec des titres certifiés niveau I et II au Registre National des Certifications Professionnelles (RNCP), Euridis Business School entend former des professionnels de la vente et du commerce, opérationnels dès leurs sortie de l’école.
Forte d’un réseau de 450 entreprises partenaires, l’école « 100 % en alternance », ne délivre pas moins de 600 contrats d’alternance à l’année. Avec un fort recrutement s’opérant auprès des étudiants de niveau Bac +2/3 (BTS, DUT, Licence…), les diplômes d’Euridis peuvent vous intéresser si vous désirez exercer le métier d’ingénieur d’affaires.
Entretien avec le Directeur pédagogique de l’établissement, Erwan Poiraud.
 

Guid’Formation : Combien d’étudiants votre école de commerce BtoB accueille-t-elle et dans quelles villes ?

 
Erwan Poiraud : Nous sommes passés de 350 étudiants l’an dernier à Paris à 450 cette année. Nous en avons aussi 50 à Lyon et Rennes. A la rentrée prochaine, nous n’aurons plus d’étudiants à Rennes mais nous allons ouvrir un campus à Toulouse.
 

Guid’Formation : Quels sont les programmes proposés par Euridis ?

 
E. P. : Nous avons le Bachelor Professionnel en vente et négociation (Bac +3) et le Mastère Professionnel en Ingénierie d’Affaires (Bac +5).
 

Guid’Formation : Quels sont les profils de vos étudiants ?

 
E. P. : Comme il y a plusieurs manières d’être commercial, nous avons trois types de profils.
Le premier est celui des jeunes de la filière commerciale (à 55 %) qui passent en général du BtoC au BtoB et ont un diplôme Bac +2/ 3.
Le second est technique (Bac +2/3 en informatique ou web) et le 3e est généraliste (15 %).
Ce dernier profil est idéal pour le métier d’ingénieur d’affaires, la culture générale, la capacité à conceptualiser et le niveau de langage étant très intéressants. Les étudiants généralistes, qui peuvent venir aussi bien de sciences physiques que d’économie ou des langues étrangères, sont vierges de tout enseignement qui pourrait les bloquer. C’est un avantage pour la compréhension des enjeux des clients. Ils sont aussi très appliqués.
 

Guid’Formation : Quelles sont les spécificités de votre école ?

 
E. P. : Contrairement aux écoles qui s’orientent vers le marketing et le management, l’ADN d’Euridis est la vente. Nos étudiants sont les « Harvey Specter » de la vente ! Confrontés à la commercialisation de solutions à grand budget, ils ne seront pas des « tchatcheurs » mais des professionnels à l’écoute du client, avec une grande capacité de questionnement.
 
Pour Euridis, les points les plus importants sont la culture générale, la capacité relationnelle et la maîtrise des techniques de vente et de l’entreprise.
 
Par ailleurs notre pédagogie est en 3D (savoir, savoir-être et savoir-faire). Nos étudiants travaillent aussi bien sur les stratégies économiques, le lobbying, les techniques de communication et de savoir-être (postures). Nous lançons d’ailleurs un « Sales Lab » où les étudiants en situation de simulation seront filmés.
 

Guid’Formation : Vous pratiquez aussi le 100% d’alternance.

 
E. P. : Oui, nous favorisons l’expérience professionnelle et la pratique au maximum. C’est cela qui attire les étudiants plus que jamais. Les résultats sont au-dessus de nos espérances puisque 100 % de nos étudiants ont un CDI à la sortie, avec un salaire moyen de 45 000 euros par an au bout de 4 ou 5 mois. Certains arrivent vite au double au bout de quelques années seulement.
 

Guid’Formation : Peut-on parler de parcours international chez Euridis ?

 
E. P. : Nous nous sommes rendus compte que de plus en plus d’étudiants allaient travailler en Europe, en particulier à Dublin ou Barcelone où se trouvent de grandes entreprises du digital ou de l’informatique. Cela nous a donné l’idée de créer un séminaire de deux semaines de langue à Dublin, où nous organisons conférence et jobdating. Je crée aussi un cours supplémentaire en langue anglaise chaque année.
 

Guid’Formation : Quelle est votre ambition pour vos étudiants ?

 
E. P. : Nous avons de grandes entreprises partenaires pour nos alternants comme HP, SAP, Oracle et Cap Gemini. Alors que certaines entreprises n’étaient attirées que par les grandes écoles jusqu’ici, elles apprécient aujourd’hui les profils opérationnels de haut niveau.
D’autre part, nous allons créer à la rentrée un Master Entrepreneur Digital pour ceux qui ont une fibre entrepreneuriale.
Pour développer notre image de « start-up » de l’éducation, nous participons à des challenges de vente en France et à l’international. Enfin, nous nous intéressons aux thématiques de responsabilités sociétales des entreprises, comme la diversité religieuse qui a interpellé le responsable de la diversité d’Accenture par exemple. Chez Orange, nous organiserons le 26 mai prochain une conférence sur la féminisation souhaitable de la fonction commerciale du numérique.
 

Guid’Formation : Quelles sont selon vous les grandes évolutions qui ont un impact sur les métiers commerciaux ?

 
E. P. : Je note trois évolutions principales :
  • la transformation numérique qui fait naître de nombreux services ;
  • le Big Data, qui demande une capacité à traiter des données de masse et créer du business ;
  • le « Social Selling », qui nécessite l’art et la manière de bien utiliser les réseaux sociaux pour vendre. Les vendeurs doivent repérer les bons contacts et créer du contenu d’expertise pour que les clients viennent à eux. On parle de « Inbondmarketing ». Les clients s’intéressent aux solutions commercialisées s’ils ont été sensibilisés à un sujet de fond.
 
Propos recueillis par Nathalia Kapferer