Les écoles d’ingénieurs

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Les bons élèves ne passent pas uniquement par les classes prépas ! Bien conscientes du vivier que peuvent représenter les diplômés scientifiques de DUT, de BTS ou de L2/L3, les grandes écoles d’ingénieurs ont institué l’admission sur titre et y trouvent un moyen non négligeable de diversifier leurs publics.



Un vaste choix de spécialisations

En matière de spécialisation, les écoles d’ingénieurs couvrent un champ très large : agronomie et sciences du vivant, BTP et génie civil, chimie et génie des procédés, informatique ou autres télécommunications sont autant de grands domaines qui s’offrent à vous. En premier lieu, pensez à orienter votre choix en fonction de votre parcours antérieur et donc de vos acquis. Titulaire d’un BTS agricole, vous pouvez parfaitement prétendre intégrer une école qui vous permettra d’obtenir le titre d’ingénieur en agroalimentaire ou en agroenvironnement, par exemple.
> Retrouvez une liste exhaustive des spécialités par domaine sur apres-bts.com et apres-iut.com. 

 
Les différents types de cursus

Les écoles d’ingénieurs post-Bac : elles proposent des cursus en 5 ans et recrutent également dans le cadre d’admissions parallèles dès Bac +2, selon des modalités propres à chaque école. Afin de multiplier vos chances, pensez aux prépas spécifiques BTS-DUT (plus de détails sur apres-bts.com et apres-dut.com).
 
Les écoles d’ingénieurs post-Prépa : elles recrutent de plus en plus par le biais d’admissions parallèles. Si les Bac +2 entrent en 1ère  année, les Bac +3/+4 accèdent directement à la 2e  année. Les modalités sont variables : dossier ou concours commun et entretien.
 
Les écoles d’ingénieurs universitaires : même si certaines sont membres de la CGE, elles ont la réputation d’être moins élitistes. Réunies dans des « Polytechs », un réseau se constitue peu à peu (plus de détails sur polytech-reseau.org).
 
Les FIP : elles dispensent des formations en alternance et recrutent à Bac +2 pour 3 ans, voir à Bac, pour 5 ans. Attention, seul 1/3 des Formations d’Ingénieurs en partenariat délivre un diplôme reconnu par la CTI (plus de détails sur cti-commission.fr).

 
Privilégiez les concours communs

La période des concours est souvent fastidieuse pour les étudiants qui souhaitent intégrer une grande école. Afin de simplifier leurs procédures de sélection et d’avoir une meilleure visibilité sur les candidats, de nombreuses écoles ont fait le choix du concours commun. C’est par exemple le cas des concours Avenir : 1 350 places pour 6 écoles, Puissance 11 : 2 000 places pour 13 écoles, GEIPIPolytech : 2 922 places pour 27 écoles ou Advance : 940 places pour 3 écoles.

 
Les labels : gage de qualité

Lors du choix de votre école, soyez regardant quant à la qualité de l’établissement visé, car tous n’ont pas le même statut. Si la CTI est la seule instance qui puisse habiliter une école à délivrer le titre d’ingénieur (Bac +5 – grade master), certains labels leur apportent une valeur ajoutée incontestable (QUESTE, Eur-Ace, RNCP, etc.). La CGE (Conférence des Grandes écoles) quant à elle regroupe plus de 156 écoles d’ingénieurs et accrédite les très sélectifs MS et MSc. Les écoles membres jouissent donc d’une renommée certaine.
 
 
Une formation en alternance

De plus en plus d’établissements proposent de réaliser leurs programmes par le biais de l’alternance, nouant de solides partenariats avec de prestigieuses entreprises, vous permettant de lier la théorie à la pratique. Ce système de professionnalisation des cursus semble ravir élèves et professionnels. Veillez donc à ce que l’école que vous vous apprêtez à intégrer propose cette solution dans ses formations. Prenez également soin de vérifier les conditions de cette alternance. Certaines écoles permettent la prise en charge des frais d’inscription, totale ou en partie, par l’entreprise d’accueil.

 
Les secteurs prometteurs

La recherche et le développement est certainement le secteur qui offre le plus d’opportunités aux jeunes diplômés d’écoles d’ingénieurs. On peut par exemple citer les métiers d’ingénieur calcul, d'études, de recherche, d'essais ou encore tests et essais. Ceux-ci sont exercés dans des structures diverses : bureaux d’expertise, sociétés d’ingénierie, cabinets de conseils pour l’industrie, etc.
L’informatique quant à elle recrute 23 % des jeunes ingénieurs. Particulièrement en vogue : l’informatique de gestion et les métiers de chef de projets, de consultant technique ou encore d’ingénieur développement logiciel.